Sarkozy confronté à l'impopularité et au mécontentement de la majorité
nov. 07 2009
Déterminé à maintenir le cap des réformes à la mi-mandat, Nicolas Sarkozy est confronté, outre la vague de mécontentement au sein de la majorité, à l'un de ses plus faibles niveaux de popularité depuis 2007, un mauvais signe qu'il tient toutefois à relativiser
Deux sondages réalisés cette semaine ont montré une légère baisse de la cote de popularité du président pour l'un d'entre eux (- 2 points en octobre, à 37%, selon TNS Sofres), un recul plus sensible pour l'autre (- 6 points, à 39%, selon l'Ifop).
D'après l'Ifop, il s'agit de son plus mauvais score depuis son élection. Pas pour la TNS Sofres, qui a plusieurs fois depuis juin 2007 situé sa cote de popularité sous la barre des 37% (32% en juin 2008 et juin 2009, entre 33 et 36% au dernier trimestre 2008).
Un troisième sondage, du CSA, donne Nicolas Sarkozy perdant au second tour d'une élection présidentielle face au socialiste Dominique Strauss-Kahn, actuel directeur du Fonds monétaire international, mais le voit gagner contre cinq autres candidats, dont son ancienne rivale de 2007 Ségolène Royal.
"La situation est sérieuse mais pas dramatique", analyse Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique du CSA. Selon lui, "les Français ont des difficultés à voir où on va" en raison de la "séquence brouillonne" des dernières semaines.
Le politologue met notamment en avant la plaisanterie de Brice Hortefeux devant les jeunes de l'UMP en septembre (du second degré pour le ministre de l'Intérieur, une blague raciste pour d'autres), le "doigt d'honneur" d'Eric Besson sur une vidéo diffusée sur internet (le ministre de l'Immigration a regretté ensuite un jeu "d'un goût douteux"), le mot "coupable" employé par Nicolas Sarkozy à propos des prévenus de l'affaire Clearstream, ou encore l'épisode de la candidature de son fils Jean à la tête de l'Epad.
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