Vol d'un fourgon à Lyon par un convoyeur de fonds: une première en France

afp.com
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Le convoyeur de fonds qui a disparu avec 11,6 millions d'euros à Lyon était recherché vendredi à travers l'Europe, soupçonné d'avoir détourné son propre fourgon, une "première en France", facilitée par des failles dans les procédures de sécurité.
"Ce mode opératoire est une première en France. On a déjà vu des attaques avec des complicités internes, mais jamais un convoyeur" impliqué à ce point-là, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Lyon, Xavier Richaud.
"Le procédé est astucieux : il s'agit d'un vol sans violence, passible de trois ans de prison", a-t-il ajouté.
Employé chez Loomis, groupe suédois de transports de fonds, depuis une dizaine d'années, Tony Musulin, 39 ans, a disparu vers 10H00 jeudi au volant de son fourgon blindé alors que ses deux collègues étaient sortis pour une halte dans leur société, dans le 7ème arrondissement de Lyon. Près de trois heures plus tard, le fourgon était retrouvé vide non loin de là.
Les 11,6 millions d'euros, collectés notamment dans une annexe de la Banque de France pour approvisionner les agences bancaires, étaient emballés dans "49 sacs" de billets compactés, sous forme de "briques", a indiqué la police.
Selon les syndicats de police Synergie et Alliance, le convoyeur de fonds pourrait avoir profité de "failles" dans les procédures de sécurité.
"Il y a un plafond d'argent à transporter à l'intérieur de chaque entreprise et avec 11 millions d'euros, le plafond est dépassé", a indiqué un syndicaliste de Synergie, qui n'a pas souhaité être nommé.
"Réglementairement, il n'y a pas de plafond", a répliqué un représentant de Loomis, selon qui "il n'y a pas eu de manquement" aux procédures.
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