Chirac ira "lui-même" devant le tribunal et n'a "rien à se reprocher"

afp.com
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Jacques Chirac s'est expliqué pour la première fois mercredi dans les médias sur son renvoi en procès ordonné le 30 octobre par une juge d'instruction, assurant qu'il n'avait "rien à se reprocher" et irait lui-même s'expliquer au tribunal "pour que la vérité soit établie".
"J'irai tout naturellement, comme tout citoyen a le devoir de le faire, m'expliquer devant le tribunal et ceci (...) avec sérénité et détermination car je n'ai rien à me reprocher", a affirmé l'ancien président de la République (1995-2007) dans un entretien à Europe 1.
Après un court extrait dès mercredi soir, l'intégralité de l'interview devait être diffusée jeudi matin sur cette radio.
Jacques Chirac, 76 ans, retraité le plus populaire du pays, a confié au Figaro : "J'irai m'expliquer (...) pour que la vérité soit établie. Je le dois aux Français qui m'ont accordé leur confiance".
Il s'agit de ses premières interventions depuis la décision de la juge Xavière Simeoni de le renvoyer devant la justice dans l'affaire des emplois présumés de complaisance qu'aurait attribués la ville de Paris lorsqu'il en était maire.
Vendredi dernier, c'est dans un communiqué publié par son bureau, qu'il s'était dit "serein et décidé à établir devant le tribunal qu'aucun" des 21 emplois pour lesquels il est renvoyé justice "ne constitue un emploi fictif".
"Je conteste son analyse", a-t-il ajouté mercredi à propos de Mme Simeoni, soulignant vouloir s'en expliquer au plus vite pour "que cette page soit définitivement tournée".
Coïncidence, au moment même où était répercuté son souhait qu'il n'y ait pas appel de la décision de Mme Simeoni, on apprenait de source judiciaire que le parquet de Paris ne s'opposerait effectivement pas à ce renvoi.
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