Le Goncourt à Marie NDiaye, le Renaudot à Frédéric Beigbeder
nov. 02 2009
Les prix Goncourt et Renaudot 2009 ont été attribués lundi à Marie NDiaye pour "Trois femmes puissantes" (Gallimard) et à Frédéric Beigbeder pour "Un roman français" (Grasset), ont annoncé les jurys au restaurant Drouant à Paris.
Marie NDiaye, première femme à obtenir le Goncourt depuis 1998 a été couronnée au premier tour avec cinq voix contre deux à Jean-Philippe Toussaint pour "La vérité sur Marie" et une voix à Delphine de Vigan pour "Les heures souterraines.
Frédéric Beigbeder a de son côté obtenu le Renaudot au cinquième tour avec sept voix contre une pour Vincent Message pour "Les veilleurs", une voix pour Véronique Ovaldé pour "Ce que je sais de Vera Candida" et une pour Justine Lévy pour "Mauvaise fille".
Cette année, le Goncourt et le Renaudot ont fait la part belle aux écrivains confirmés.
Née le 4 juin 1967 à Pithiviers (Loiret), d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère française, Marie NDiaye a grandi en banlieue parisienne. Elevée uniquement en France par sa mère, professeur de sciences naturelles, elle a publié à 18 ans son premier roman, "Quant au riche avenir" (1985).
Remarquée par Jérôme Lindon des éditions de Minuit, elle abandonne rapidement ses études pour se consacrer à l'écriture et enchaîne depuis romans et recueils de nouvelles. Une vingtaine en 23 ans, parus pour l'essentiel chez Minuit, puis chez Gallimard. "Comédie classique" (1988), "La femme changée en bûche" (1989), "La sorcière" (1996)...
"Trois femmes puissantes" regroupe trois récits dont les héroïnes résistent pour préserver leur dignité, entre la France et l'Afrique.
En 2007, Marie NDiaye s'est installée à Berlin avec sa famille.
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